dimanche 26 septembre 2010

La grande bouffe

Vendredi, nous avions décampé tôt de notre bivouac pour essayer de profiter un peu de la fraicheur matinale.
Nous sommes cependant arrives a Mydiat écrasés par la chaleur. C'est une jolie ville avec de nombreuses églises orthodoxes syriennes perdues dans un dédale de ruelles dans le quartier ancien. De grandes et belles maisons en pierre protègent les habitants de la chaleur. Quelques familles chrétiennes y vivent encore et des offices religieux y sont toujours célébrés.
La chaleur et la poussière nous ont fait rapidement reprendre la route pour une petite vallée luxuriante et le joli village de Savour. Après un peu de repos dans un jardin a the a l'ombre des peupliers au bord d'un ruisseau, nous nous sommes attelés a la recherche de notre bivouac.
Le premier chemin sur notre gauche traversait une peupleraie et nous sentions déjà le bon coup. Nous sommes arrives dans une ferme ou quelques femmes mangeaient tout en faisant la récolte des noix et de la sauce tomate... Après avoir reçu leur accord pour camper sur leur terrain, elles nous ont gentiment invites a manger (il était trois heures et nous avions déjà mangé a midi) : ratatouille de tomates, poivrons, patates, yaourt, fromage, noix, gâteaux au noix, thé.


 Elles tiennent une ferme typique de la région : peupleraies, maraichage (surtout des tomates), vignes, noix et surtout du lait de chèvre pour le yaourt et le fromage qu'elles vendent dans la proche région.



On s'est débrouillés comme on a pu pour communiquer : quelques mots de turc, d'anglais et d'arabe. Dans cette région de Turquie beaucoup de Kurdes parlent encore arabe a la maison.
Et le soir, rebelote, nous avons été invités a manger a la ferme, sur une terrasse surplombant un troupeau de 180 chèvres qui pètent !!! Au menu : salade concombre tomate, lait de chèvre, yaourt, fromage, riz, champignons cueillis dans la peupleraie, pain, thé.
Et autant vous dire tout de suite que les critères de beauté chez une femme dans une ferme kurde du sud de la Turquie ne sont pas tout a fait les mêmes que ceux d'une jeune femme de la vallée de l'Allier ou de la Saône... Je suis bien trop mince et on me l'a bien fait comprendre plus d'une fois ! Il m'a fallu manger, manger, manger et encore manger.
Le petit déjeuner du lendemain nous a également été offert : salade, fromage, yaourt, omelette (il est 8h du mat), pain frais et pain dur ramolli dans l'eau (pas génial). Je n'avais pas le droit d'arrêter de manger. Nous n'aurions pas pu repartir sans finir l'omelette. J'ai sans doute un peu abuse de lait et de yaourt et je n'ai rien pu avaler les 24 heures suivantes !
La simplicité et la générosité de ces femmes ont été une chouette expérience pour nous.

Dans ces cages ce sont des oiseaux chasses et captures par le père. Il n'y en avait pas au menu, mais selon eux c'est très bon...
Sandrine

1 commentaire:

  1. Vous étes à la fois nos yeux à la fois nos rêves, nous voyageons à travers vous continuer mais surtout soyez prudent, le monde va mal....
    au plaisir de voir et de lire la suite de votre voyage
    biz
    natly

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